Notre histoire

Notre village est situé sur une colline bordée par le Libron à l’ouest et son affluent le Badeaussou au nord, proche de la départementale 909, à une quinzaine de kilomètres de Béziers, entre littoral et Hauts Cantons montagneux héraultais. La richesse et l’ancienneté de son site en font ses atouts culturels et touristiques au même titre que la qualité de son vignoble ou l’accueil de ses habitants.

Avant que ne s’élèvent, au début du 11° siècle sur le « MAGAL » hérissé de cailloux et de broussailles, le château et le village qui porte aujourd’hui le nom de Magalas, Montfo l’autre colline à l’est a servi d’oppidum aux habitants du premier et du second âge du fer ainsi qu’à ceux de l’époque gallo-romaine.

De nombreux témoins tels qu’aqueduc, puits, fours, tessons variés attestent de cette occupation.

Dans la campagne environnante de nombreuses exploitations dont l’apogée de l’importance se situe vers le 3° siècle développent céréales, vignobles et oliveraies sur nos terres généreuses comme celle portant le nom de son ancien propriétaire « Octavian ».

Mais à cause de l’insécurité apportée par les oppresseurs venus du sud et de l’est à partir de 950 environ, la cité grimpe sur la colline et se mue en véritable camp retranché. Ainsi les premières mentions écrites de MAGALAS remontent à 1060, 65, 89 et 1132 sous le vocable « Castrum MAGALATIUM » (cartulaire des abbayes de Gellone et Aniane).

Le village aurait été le siège d’une baronnie dépendant de la viguerie de Béziers mais le castrum n’apparaît que dans des actes du 12° siècle en tant que domaine des vicomtes de Narbonne.

De cette période moyenâgeuse le village conserve son « perchement » absolu, des pans de mur, des échoppes, une tour, deux enceintes urbaines elliptiques successives entourant la plate-forme sommitale ainsi que des ruelles en « circulades » et des places récemment restaurées et fleuries avec goût, des passages voûtés et trois portes qui s’ouvraient aux points cardinaux. Celle dite de « Pindries » fortifiée en arcade, en plein cintre est surmontée d’un arc en mâchicoulis.
Son style correspond à l’architecture militaire du 13e et 15e siècle...

La porte la plus importante toutefois est la plus ancienne, d’accès au sud elle porte le nom du seigneur de Magalas : Laurent. Le village compte à ce moment là trois cent âmes.

La chapelle du château reçoit le même patron et deviens dès 1270 église paroissiale. De belles proportions, romane, remaniée au 14° et 15° siècle, elle fut en 1974 l’objet de restaurations importantes qui lui donnent un lustre nouveau. Son portail nord surmonté d’un arc surbaissé formant porche figure sur la liste des monuments historiques. Quand le peuple de Magalas marqua une dévotion plus soutenue à Sainte Croix et que prit plus grande extension le pèlerinage à la chapelle des garrigues, Saint Laurent dont on célébrait solennellement la fête le 10 août fut abandonné et le 3 mai devint la fête religieuse et civile avec marché, ripailles et jeux pour honorer la Sainte croix.

Dans l’état actuel des connaissances peu de renseignements nous sont parvenus de périodes plus récentes mais par acte officiel et procédure par devant Maître Gabriel Barres, magistrat au présidial en la sénéchaussée de Béziers il y eut le 5 novembre 1649 en la sacristie de l’église
« bru slement » entier des titres, papiers, registres, civils et religieux, ornements et argenterie ..…
Lorsqu’en 1789 Magalas devint chef-lieu de Canton, englobant sous sa juridiction les divers villages du nord-ouest, il est fier de ses 900 habitants.

Le XIXème Siècle voit la création du quartier de la cité et l’ouverture de l’avenue de la gare à partir du passage de la voie ferrée et de la construction de la gare.
De nombreuses maisons vigneronnes abritent les familles de viticulteurs.

A la fin du siècle, la mairie et les écoles Capitaine Bonnet bordent une promenade ombragée de platanes, depuis appréciée par les flâneurs et les boulistes. Un kiosque à musique attirait les musiciens jusque dans les années 20.

Malgré les victimes trop nombreuses des guerres 14/18, 39/45 et d’Algérie dont la mémoire est honorée sur le monument aux morts élevé par ANJALBERT, le village a continué sa progression au XIXème siècle. Signalons, l’école des garçons devenue Collège récemment restauré , la cave coopérative ouverte en 1936, la halle des sports avec son aire de jeux en 1992 et les nombreux lotissements judicieusement répartis autour du noyau central. Ces derniers sont occupés pare des habitants toujours plus nombreux, attirés par la qualité des services, la proximité des zones urbaines et les animations variées, proposées par les associations, la MPT et les clubs sportifs, tels que le carnaval, la fête du 3 mai, la fête du terroir, la rencontre des dentellières, les tournois et les bals d’été.

L’appartenance de Magalas à la Communauté de Communes FRAMPS 909 a permis la construction du musée « VINS ET CAMPANES » riche de sa collection de cloches, don de la famille F. Granier et de ses explications sur l’art de la vigne. Cet espace attire de plus en plus de visiteurs séduits par l’accueil et la compétence des hôtesses ainsi que par la qualité des expositions et concerts donnés autour du carillon de 40 cloches.
Ajoutons la Zone d’activité économique crée en 1986 qui ne cesse de se développer.

Ces constructions donnent au fil des ans à notre village, actuellement peuplé de plus de 2400 habitants, l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui.